
📢 Déclaration de la Coalition Éducation pour Tous « BAFASHEBIGE »
Face à la fermeture des classes à faible effectif : la qualité de l’éducation doit rester la priorité !
Le ministère de l’Éducation Nationale a récemment annoncé une mesure drastique : la fermeture des classes comptant moins de 25 élèves dans l’enseignement fondamental et moins de 15 élèves dans le post-fondamental.
En tant que Coalition « BAFASHEBIGE », nous reconnaissons que l’État a la responsabilité d’assurer une gestion efficace des ressources humaines, financières et matérielles. Dans un contexte de ressources publiques limitées, la recherche d’une rationalisation peut paraître légitime. Cependant, l’éducation ne peut pas être gérée uniquement sous un angle comptable ou administratif.
L’éducation est un droit fondamental garanti par la Constitution du Burundi et par plusieurs instruments internationaux ratifiés par notre pays (Convention relative aux droits de l’enfant, Objectifs de Développement Durable – notamment l’ODD 4). Ces textes visent à garantir une éducation inclusive, équitable et surtout, de qualité pour tous.
🔍 Le véritable problème: des classes pléthoriques plutôt que des classes sous-effectives
Aujourd’hui, le défi majeur du système éducatif burundais n’est pas l’existence de quelques classes à faible effectif, mais bien la présence de classes pléthoriques qui accueillent parfois 70, 80, voire plus de 100 élèves ! Dans ces conditions, il est impossible pour les enseignants d’assurer un suivi individualisé et d’accompagner les élèves en difficulté.
💡 Ce que disent les recherches : Les études internationales montrent qu’un effectif compris entre 20 et 30 élèves par classe est le plus favorable à un apprentissage de qualité. Au-delà de 40 élèves, les conditions se détériorent. Au-delà de 50, la qualité de l’encadrement pédagogique est gravement compromise.
Considérer une classe de 25 élèves comme un « problème de gestion » mérite donc une réflexion approfondie. C’est, au contraire, la taille idéale pour un encadrement pédagogique réussi.
⚠️ Les risques de cette mesure (Pédagogiques, Sociaux et Économiques)
🛠️ Nos 5 recommandations pour une réforme réussie
Une réforme qui améliore les finances publiques mais détériore la qualité de l’éducation ne peut être considérée comme une réussite. La Coalition « BAFASHEBIGE » recommande de :
📌 Conclusion
La rationalisation budgétaire ne doit jamais primer sur le droit fondamental de chaque enfant à une éducation de qualité. L’objectif ne doit pas être de supprimer les classes là où les conditions sont bonnes, mais de réduire d’urgence les classes pléthoriques.
La qualité de l’éducation doit demeurer le premier indicateur de réussite de toute politique éducative au Burundi.
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